Pour célébrer l’inscription de la rumba congolaise au patrimoine culturel im­matériel de l’humanité, décidée le 14 décembre 2021, l’Association Lumières d’Afriques, que préside le député Ferréol Constant Patrick Gassackys, a lancé un nouveau concept dénommé: «Rumba jungle» dont la première édition aura lieu du 22 au 24 avril 2022, à Mombo Beach, à Owando, chef-lieu du Département de la Cuvette. L’annonce en a été faite au cours d’une conférence de presse, animée le lundi 28 mars dernier, à Edmond Hôtel, à Brazzaville, par les membres du comité d’organisation de cet événement.

Selon Ferréol Constant Patrick Gassackys, «Rumba jungle» est un concept qui veut magnifier la musique en général et la rumba congolaise en parti­culier. «Vous le savez perti­nemment, depuis le 14 dé­cembre dernier, notre rumba a été inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’Unes­co. C’est quelque chose de formidable, de particulier. Et c’est donc depuis un certain temps que nous, les Congo­lais des deux rives du Fleuve Congo, avons cette identité culturelle que nous appelons de tous nos voeux depuis très longtemps. Personnellement, je me suis posé la question de savoir: qu’est-ce qui fait la particularité du Congo? On parle de culture, de ci­vilisation. Aujourd’hui, nous avons une réponse, c’est cette inscription de la rumba congolaise. Donc, depuis le 14 décembre, la rumba est actée. Elle est inscrite au patrimoine culturel et imma­tériel de l’Unesco. Cela veut dire qu’aujourd’hui, nous de­vons être fiers. Vous savez qu’il y a quelques années, Brazzaville et Kinshasa ont été retenues comme «villes créatives de l’Unesco». Mais, bien avant cela, on avait fait du chanteur congolais Jean- Serge Essous, ambassadeur de l’Unesco. Donc, c’est un processus qui a abouti, au­jourd’hui, à ce que notre ru­mba soit reconnue comme patrimoine immatériel», a expliqué le président de l’As­sociation lumières d’Afriques.

Plusieurs artistes constituent les guest stars de cet évé­nement: Roga Roga d’Extra Musica; Kevin Mbouandé de Patrouille des Stars; Sam Mangwana; l’Orchestre les Bantous de la capitale. Le groupe Mombo La Sele­çao d’Owando, le danseur Chiwawa, la danseuse Mère Henriette (danseuse) et l’adepte de la Sape (Socié­té des ambianceurs et des personnes élégantes) feront également parade de leur in­géniosité.

L’acte 1 de Rumba Jungle rendra hommage au journa­liste Mfumu Fylla, d’heureuse mémoire, initiateur du projet d’inscription de la rumba au patrimoine culturel et immaté­riel de l’humanité; à Edo Gan­ga, l’un des co-fondateurs des mythiques orchestres OK Jazz (Kinshasa), et les Bantous de la capitale (Braz­zaville) ainsi qu’à Paul Kam­ba, considéré comme le pion­nier de la rumba congolaise sur la rive droite du Fleuve Congo.

«Nous vendons un peu cet exotisme que vous connais­sez. C’est-à-dire, qu’on est dans une zone où c’est la forêt tropicale qui s’expose, vous avez la rivière Kouyou… En fait, c’est pour vendre un peu le site touristique de Mombo Beach. Beaucoup d’entre nous, on s’y est déjà retrouvés, c’est aussi une façon, pour nous, de faire du tourisme. Il n’y a pas d’apriori particulier. On s’est dit, sim­plement, on va y aller… C’est vrai que la ville a pris le des­sus sur la forêt, mais, quand même, on garde un peu cet exotisme», a expliqué le dé­puté Gassackys sur le choix d’Owando, pour abriter la première édition de «Rumba jungle».

Nana KABA

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici