L’Association Elongo culture, aux destinées desquelles préside l’écrivain-poète congolais Blaise Bilombo Samba, a organisé, samedi 4 décembre 2021, la première édition du concours littéraire «Culture et mémoire». C’était autour du roman de la Franco-rwandaise Beata Umubyeyi Mairesse, intitulé: «Tous tes enfants dispersés» qui a été couronné du Prix des cinq continents de la Francophonie. Plusieurs établissements universitaires et scolaires ont pris part à ce concours, entre autres, la Flash (Faculté des lettres, arts et sciences humaines) de l’Université Marien Ngouabi, le Lycée Nganga Edouard, le Lycée de la Révolution, le Lycée Pierre Savorgnan de Brazza et le Lycée Chaminade. L’exercice consiste, pour les élèves et les étudiants sélectionnés, à décortiquer cette œuvre littéraire. Les travaux sont ensuite soumis à l’appréciation d’un jury qui délibère.

Les jeux-concours ont eu lieu grâce à la participation de l’O.i.f (Organisation internationale de la francophonie) et de l’I.n.r.a.p (Institut national de recherches et d’actions pédagogiques). Les notes attribuées aux candidats vont de 5 à 19. C’est Séphora Ipoumbou, élève du Lycée Chaminade, qui a obtenu la meilleure note: 19 sur 20. Les heureux récipiendaires ont reçu des prix constitués de romans, blocs-notes, stylos et sacs aux couleurs des 5 continents. Ce concours vise à promouvoir la culture de la lecture chez les élèves et les étudiants. Car, le triste constat est que les jeunes s’intéressent de moins en moins à la lecture littéraire, attirés qu’ils sont par les jeux sur écran.
Grâce à la lecture, l’élève s’épanouit intellectuellement. D’où, pour le Pr Omer Massoumou, doyen de la Flash et secrétaire littéraire de l’Association Elongo (ensemble), ce stéréotype que «les pauvres regardent la télévision et les riches lisent».
Jean-Blaise Bilombo Samba a expliqué ce qui a motivé l’organisation de ce concours: «C’est l’éblouissement et tout le plaisir que nous avons eu, à la lecture du livre «Tous tes enfants dispersés», qui a obtenu le Prix des cinq continents de la Francophonie, en 2020. Parce qu’il y a une similitude des situations entre ce qui est décrit dans ce roman et qui a pour trame, la guerre civile rwandaise, et l’ensemble des événements décriés qui se sont passés dans notre pays. Et nous avons pensé qu’en faisant connaître ce livre auprès des apprenants, cela permettait de réfléchir sur le plus jamais ça. Parce que la barbarie, qu’elle soit au Congo ou ailleurs, n’est pas une bonne chose».
Clôturant la cérémonie, le secrétaire littéraire de l’Association Elongo a encouragé les élèves et les étudiants à la lecture, avant de déclarer: «L’aventure de la lecture est très enrichissante. Les prix, ce sont des motivations qu’on donne. Ceux qui ont remporté les prix ne sont pas forcément les meilleurs lecteurs. Dans le domaine de la fiction, c’est une invitation qu’on vous fait, pour vous dire qu’il faut aimer le livre (…) Arriver à la Flash, c’est ouvrir un horizon, un horizon qui nous permet de voir l’avenir (…) Le livre nous permet d’avancer (…) Grâce au livre, j’ai pu voyager à travers le monde, sauf en Australie». Espérons que le message est passé chez les jeunes. Mais, pour encourager la lecture, il faut aussi ouvrir des bibliothèques, des structures devenues malheureusement rares dans les villes congolaises où fleurissent bistrots, buvettes, bars-dancings et autres V.i.p. Même dans les établissements scolaires, les bibliothèques n’existent pas. Il faut y penser.

Joseph MWISI NKENI

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