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Association Avenir Nepad Congo Plaidoyer pour les droits à la santé sexuelle et de reproduction

Association Avenir Nepad Congo Plaidoyer pour les droits à la santé sexuelle et de reproduction

Dans le cadre de la semaine contraceptive, célébrée du 22 au 28 septembre 2020, l’Association Avenir Nepad Congo a organisé un déjeuner de presse, samedi 26 septembre 2020, à son siège situé au quartier Château d’eau, à Makélékélé, le premier arrondissement de Brazzaville. C’était pour marquer la célébration de deux journées internationales, à savoir: la journée mondiale de la contraception et la journée internationale de l’avortement sécurisé et légal. A cette occasion, l’Association Avenir Nepad Congo a publié cinq rapports portant entre autres sur: l’analyse du cadre juridique et légal sur l’avortement; les déterminants et conséquences des avortements clandestins; la problématique des avortements médicamenteux en République du Congo…
Au cours de leur échange avec la presse, le Dr Etanislas Ngodi, coordonnateur, le Dr Ornaël Djembo, chargé des programmes et d’autres membres de l’association ont rappelé les engagements du Congo en matière des droits à la santé sexuelle et de reproduction (D.s.s.r). Ils ont fait observer que la République du Congo a pris, au niveau international, un certain nombre d’engagement relatifs aux droits humains, particulièrement aux droits des femmes. Ces différents engagements traduisent la volonté de l’Etat congolais à lutter, sans relâche, contre le phénomène des violences basées sur le genre, à promouvoir, protéger et défendre les droits à la santé sexuelle et reproductive, a souligné Etanislas Ngodi.
Dans son exposé, le Dr Ornaél Djembo a déclaré que «la législation relative aux violences basées sur le genre et aux D.s.s.r semble n’avoir pas beaucoup évolué. Malgré la volonté manifeste des autorités de réduire considérablement les violences dont sont victimes les femmes et les filles, les résultats ne sont pas satisfaisants. Les groupes vulnérables continuent d’être marginalisés; ils ont du mal à revendiquer leurs droits et à se faire entendre».
Selon lui, «les études menées montrent la persistance des actes de violences. Les femmes dans le foyer, dans le monde professionnel, à l’école, lors des rites de veuvage, dans la politique… continuent de subir et leurs droits ne cessent d’être bafoués». Sur le terrain, le constat est que l’application de la loi n’est toujours pas effective, a fait-il fait remarquer. C’est ce qui ressort de la Politique nationale genre 2017-2021 élaborée par le Ministère de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement.
Face à ce constat, l’Association Avenir Nepad Congo a décidé de lancer des études thématiques et des recherches spécifiques pour documenter les phénomènes ayant trait aux D.s.s.r, dont sont victimes les filles et les femmes, afin d’en mesurer l’ampleur. Les données recueillies permettront de mener un plaidoyer, afin de contribuer à la réduction de ce phénomène, à travers non seulement la promotion des instruments juridiques existant, mais aussi et surtout à travers les dialogues politiques et le plaidoyer.
Les effets graves de la covid-19 ont mis en évidence la nécessité d’accéder aux autres services de santé sexuelle et reproductive. Les perturbations de la production et des chaînes d’approvisionnement ont également affecté l’accès aux médicaments, y compris les pilules abortives et les contraceptifs. Les femmes et les filles les plus pauvres et les plus marginalisées étant les plus touchées, la pandémie a restreint l’accès aux services de santé reproductive.

N. M.

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23 octobre 2020, 02: 54

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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