Les participants à l’assemblée générale de la Mutuelle paix et seconde famille tenue, le vendredi 25 mars 2022, dans la salle de conférence Mgr Ernest Kombo, située dans l’enceinte du siège du journal La Semaine Africaine, à Brazzaville, ont été fixés sur l’évolution de la mutuelle et se sont accordés sur les recommandations édictées par le bureau exécutif à savoir: la suppression de la formule d’acquisition des prêts, c’est-à-dire, prêter sans tenir compte des mutations imposées par le règlement intérieur; le rejet de toute demande de prêt ne répondant pas aux critères définis par le règlement intérieur; assurer un pilotage rationnel et une gestion orthodoxe des ressources financières de la mutuelle garantissant la préservation de son capital social.

Il s’agit là des conclusions de l’assemblée générale annuelle de la Mutuelle paix et seconde famille, du Comité de suivi de la convention pour la paix et la reconstruction du Congo. Les travaux, qui ont porté sur l’examen de la situation financière et le bilan de la mutuelle en dix ans d’existence, ont été ouverts par la vice-présidente, président par intérim de ladite organisation, Mme Mélanie Ibouritso, en présence de Marius Mouambenga, commissaire général du Comité de suivi, président d’honneur de cette mutuelle, et d’Emile Dominique Niombo, premier commissaire aux comptes et membre du bureau exécutif de cette mutuelle.
Une quarantaine de mutualistes ont pris part aux travaux qui ont permis de débattre aussi de l’avenir de la Mutuelle paix et seconde famille, créée en 2011, dans le but de promouvoir l’assistance, l’entraide et la fraternité entre les membres, dans toutes circonstances.
Trois temps forts ont marqué l’assemblée générale: le mot d’ouverture de la présidente par interim; la lecture du rapport annuel par le premier commissaire aux comptes, suivie d’une séance d’échange avec les participants.
«La situation économique nationale frileuse que connaît notre pays a, effectivement, eu des répercutions néfastes sur les ressources financières de la mutuelle, entrainant une diminution des liquidités», a reconnu Mme Mélanie Ibouritso dans son mot d’ouverture. Consciente du mécontentement observé au sein de cette plateforme associative, suite à la mesure de suspension des prêts intervenus au cours du dernier trimestre de l’année passée, elle a, au nom du bureau exécutif, «présenté ses sincères excuses aux mutualistes, pour cette malheureuse déconvenue». Elle en a appelé à la sympathie et la disponibilité de tous, pour une relance affermie des activités de la mutuelle, au cours de cette année.
Dans le rapport annuel rendu public par le premier commissaire aux comptes, il ressort que la crise économique à laquelle notre pays est confronté depuis 2017 et le non-versement des cotisations statutaires par quelques mutualistes ont provoqué des effets pernicieux sur la trésorerie de la mutuelle, entraînant une baisse drastique des recettes et une augmentation des dépenses.
Dotée d’un capital social de 9.250.970 frs Cfa, la mutuelle débute l’année 2022 avec un déficit de 595.581 frs Cfa. Selon le même rapport, «les recettes de 2021 s’élevaient à 6.270.000 frs Cfa, un niveau très bas jamais enregistré en dix ans d’existence». Toutefois, «les apports prévenants des intérêts financiers ont permis de stabiliser les recettes à un niveau acceptable», a-t-on indiqué.
Au terme de l’assemblée générale, Marius Mouambenga, délivrant son mot de circonstance a, «plaidé pour une innovation, en vue d’augmenter les recettes de la mutuelle».

Roland
KOULOUNGOU

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