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Alphonse Chardin N’Kala, directeur départemental du livre et de la lecture publique à Pointe-Noire : «A Pointe-Noire, le livre et la lecture publique ne se portent pas bien»

Alphonse Chardin N’Kala, directeur départemental du livre et de la lecture publique à Pointe-Noire : «A Pointe-Noire, le livre et la lecture publique ne se portent pas bien»

A l’occasion de la Relico (Rentrée littéraire du Congo), organisée du 8 au 10 octobre 2020 à Brazzaville par l’Association «Pen centre Congo» que dirige le journaliste-écrivain Florent Sogni Zaou, en partenariat avec d’autres structures qui œuvrent à la promotion du livre, nous avons rencontré Alphonse Chardin N’Kala, écrivain et directeur départemental du livre et de la lecture publique à Pointe-Noire. Dans l’entretien ci-après, il parle du livre et de la lecture à Pointe-Noire qui, malheureusement, ne se portent pas bien. Raison pour laquelle, il encourage les jeunes à aimer la lecture, pour leur bien-être intellectuel. Interview.

* Monsieur le directeur, comment se présente l’agenda littéraire et celui du livre à Pointe-Noire?
** L’agenda culturel à Pointe-Noire a connu un bouleversement dû à la pandémie de covid-19. Actuellement, nous nous préparons à célébrer la journée internationale de l’écrivain africain. J’avoue que nous ne savons pas encore qui nous allons mettre à l’honneur. Chaque année, au niveau de Pointe-Noire, nous mettons à l’honneur un écrivain majeur de notre pays. C’est le plus grand événement qui est au programme. Nous aurons une autre journée au mois de mai 2021 et beaucoup d’autres événements qui sont dans notre programme.

* Le Musée du Cercle africain a été réhabilité par les opérateurs pétroliers. Quelle lecture faites-vous de cette action?
** J’étais le point focal du Ministère de la culture et des arts dans ce projet de réhabilitation du Musée du Cercle africain. Il faut saluer les opérateurs pétroliers, notamment Eni Congo et Total E&P Congo, qui ont bien voulu réhabiliter ce bâtiment historique du Cercle africain. Au départ, on ne savait pas que mettre dans ce bâtiment. Une commission, composée des cadres du Ministère de la culture et des arts, du Ministère des hydrocarbures, de la Mairie centrale de Pointe-Noire, des sociétés Total E&P Congo et Eni Congo, a pensé qu’on pouvait y installer un musée, pour y exposer des objets d’art laissés par un ancien directeur général d’Eni Congo et bien d’autres.
Aujourd’hui, le Musée du Cercle africain est un bijou. En temps normal, on était autour de 200 visiteurs par jour. A cause de la pandémie de covid-19, les fréquentations ont été réduites dans le strict respect des gestes barrières.

* Votre regard sur la lecture publique à Pointe-Noire?
** Il faut dire qu’à Pointe-Noire, le livre et la lecture publique ne se portent pas bien. La Direction départementale du livre et de la lecture publique ne dispose pas de bibliothèque. Il y en avait une avant que je n’arrive à la tête de cette direction. Mais, cette bibliothèque a disparu par la faute des hommes. Le Ministère de la culture et des arts a initié un projet de création des centres culturels dans les départements. Malheureusement, avec la crise financière, ce projet est mis entre parenthèses. Nous attendons que les choses reviennent à la normale, pour voir ce que le gouvernement peut encore faire dans ce sens.
Cependant, certaines structures essaient de faire quelque chose, notamment l’Institut français du Congo (I.f.c), Total E&P Congo avec la Grande bibliothèque de l’espace du trentenaire, la bibliothèque de Sueco. Il y a également cet appui très significatif des jeunes qui s’organisent dans les quartiers, pour animer des points de lecture, de Vindoulou jusqu’à Côte Matève. Ces points de lecture permettent aux jeunes de trouver de la lecture non loin de leurs domiciles.
La Direction départementale accompagne les jeunes dans le fonctionnement de ces points de lecture. Il y a même des associations et des personnes de bonne volonté qui nous déposent des livres que nous mettons à la disposition de ces centres pour leur permette de fonctionner et d’avoir une variété de littératures.

Propos recueillis par
Chrysostome
FOUCK ZONZEKA

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L'horizon Africain, un journal d'information paraissant au Congo Brazzaville

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25 novembre 2020, 14: 01

L’editorial de la redaction

IL NE FAUT PAS PÉNALISER LES GÉNÉRATIONS FUTURES

On a hérité de la période de vaches grasses, quand les budgets de l’Etat étaient excédentaires grâce à la manne pétrolière (2004 à 2014), des habitudes qui, aujourd’hui où l’on gère les vaches maigres, risquent de pénaliser les générations futures, en raison des ardoises qu’accumule l’Etat chaque année. On pourrait alors se retrouver en porte à faux avec le principe de l’équité intergénérationelle.

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