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Alphonse Chardin N’Kala, directeur départemental du livre à Pointe-Noire : «La Relico est, aujourd’hui, un événement important pour les hommes de lettres»

Alphonse Chardin N’Kala, directeur départemental du livre à Pointe-Noire : «La Relico est, aujourd’hui, un événement important pour les hommes de lettres»

A l’occasion de la Relico (Rentrée littéraire du Congo), organisée du 8 au 10 octobre 2020 à Brazzaville, par l’Association «Pen centre Congo» que dirige le journaliste-écrivain Florent Sogni Zaou, en partenariat avec d’autres structures qui œuvrent à la promotion du livre et de a lecture, nous avons rencontré Alphonse Chardin N’Kala, écrivain et directeur départemental du livre et de la lecture publique à Pointe-Noire. Donnant ses impressions sur la 4ème édition de la Relico, il plaide pour l’instauration de plusieurs prix récompensant les écrivains.

* Monsieur le directeur, la 4ème édition de la Relico a vécu. Que peut-on retenir de cette édition?
** Merci Monsieur le journaliste de l’intérêt que vous portez sur le monde de la littérature congolaise. Je tiens à remercier les organisateurs de la Relico, pour ce projet qui est une belle aventure, et tous ceux qui se sont mis autour du comité d’organisation des travaux de cette 4ème édition. Le thème de cette édition, à savoir «littérature, legs et mémoires» regroupe trois concepts très liés, dans ce sens que la littérature est ce véhicule qui nous permet de transmettre aux générations futures, le vécu et toute la part de notre histoire qui est contenue dans cette littérature.
Il est vrai, comme l’a relevé Dieudonné Moukouamou Mouendo, qui a présenté la leçon inaugurale de cette rencontre, que, par exemple, en dehors de la colonisation dont on ne parle plus dans notre littérature, il y a un thème majeur dans cette littérature, que ce soit pour les écrivains de la diaspora et que pour ceux qui sont au pays, c’est le thème de la passion sociale. Ce qui signifie que cette littérature n’épuise plus ailleurs que dans le vécu qui est le nôtre. D’où ce lien indescriptible entre notre littérature, notre histoire et le don qu’on fait à la postérité.

* On peut donc dire que la Relico est un événement qui est en train de s’imposer dans le monde littéraire au Congo?
** Effectivement! La Relico a toute sa raison d’être, parce que c’est un événement unique pour les hommes et femmes de lettres que nous sommes. Je n’en connais pas d’autres dans notre pays, qui ne parlent que du livre et des écrivains. Cet événement a trouvé tout son pesant d’or dans les distinctions qui ont été décernées: Grands prix littéraires du mécénat et de création, dénommés Jean Malonga. On honore à la fois les gens qui nous viennent en aide, les mécènes et les écrivains. On ne peut pas réussir un tel événement, s’il n’y a pas des gens qui ont la volonté de mettre à la disposition des organisateurs, des moyens nécessaires, surtout en ces temps de crise financière couplée à la crise sanitaire. Il est tout à fait normal que nous soyons reconnaissants à l’endroit de la personne qui nous a garanti ce succès.
Le Grand prix Jean Malonga de la création littéraire, quant à lui, est exclusivement réservé aux écrivains. C’est bien qu’on ait un prix qui revienne à un écrivain. Non pas parce qu’il est le meilleur, mais parce qu’il aura marqué l’année par l’abondance de ses œuvres. Je plaiderais pour dire qu’on devrait avoir beaucoup de prix, de distinctions à remettre aux écrivains chaque année. Quand on parle de rentrée littéraire, on devrait avoir plus d’un prix. Mêmes les pouvoirs publics devraient savoir que notre littérature existe et que la flamme qui avait été allumée par Jean Malonga est toujours là et qu’elle ne va pas s’éteindre, parce que le flambeau au fur et à mesure est passé aux nouvelles générations.

Propos recueillis par
Chrysostome
FOUCK ZONZEKA

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L'horizon Africain, un journal d'information paraissant au Congo Brazzaville

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03 décembre 2020, 11: 57

L’editorial de la redaction

LES CÔTÉS AMERS DE LA DÉMOCRATIE!

Des milliers de supporters du Président Donald Trump ont manifesté, samedi 14 novembre dernier, à Washington, pour protester, une fois de plus, contre la présumée «fraude électorale» qui aurait privé leur champion de sa victoire à l’élection présidentielle du 3 novembre. Ils sont allés manifester leur colère jusque devant la Cour suprême des Etats-Unis, dans le quartier du Capitol Hill, comme pour appuyer les recours en justice introduits par les avocats du Président Trump. C’est la démocratie, peut-on dire! Mais, la démocratie a ses côtés amers et on l’oublie souvent.

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