L’Acat-Congo (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture), une organisation de défense des droits de l’homme, a fait «l’évaluation de la première tranche du projet de lutte contre la détention préventive abusive dans les juridictions de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et Ouesso», lors d’une réunion tenue mardi 29 décembre 2021, au siège du journal La Semaine Africaine, à Brazzaville, sous la direction de son président, Christian Loubassou. C’était en présence de Mme Georgine Pembet et maître Marie Hélène Nanitélamio Malonga, respectivement coordonnatrice du projet de lutte contre la détention préventive abusive et avocate référent au projet, ainsi que de Priva Itoua, directeur des affaires criminelles et des grâces au Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion des populations autochtones.

Lancé au mois de mai 2020, le Projet de lutte contre la détention préventive abusive dans les juridictions de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et Ouesso est réalisé en partenariat avec Fiacat (Fédération internationale des actions des chrétiens pour l’abolition de la torture), avec le soutien du Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion des populations autochtones, à travers la Direction générale de l’administration pénitentiaires, avec l’appui financier de l’A.f.d (Agence française de développement).
C’est Mme Georgine Pembet qui a fait le bilan des activités réalisées à travers le thème: «Le bilan des activités de la première tranche du Projet D.p.a Congo: forces et faiblesses», alors que les activités de suivi des dossiers des détenus en détention préventive abusive ont été développées par maître Marie Hélène Malonga, à travers le thème: «La problématique du suivi des dossiers des prévenus dans la juridiction de Brazzaville: défis et perspectives».
Le dernier conférencier, Priva Itoua, a présenté le thème sur «la problématique de l’enrôlement des prévenus aux sessions criminelles et la prise en charge des frais de justice des prévenus vulnérables: défis et perspectives».
A travers cette présentation, le conférencier a évoqué les conditions de détention dans les maisons d’arrêt et l’accélération des procédures judiciaires à l’endroit des prévenus ayant dépassé la durée légale de détention préventive qui est de quatre mois. Cette durée ne peut être prolongée que de deux mois.
Donnant son appréciation sur les résultats obtenus, Christian Loubassou a exprimé sa satisfaction sur le travaul abattu. Il se réjouit «surtout de l’implication de nos autorités pour la réussite de ce projet, signe d’une co-construction réussie menée par notre organisation».
Selon lui, «toutes les activités identifiées pour atteindre les objectifs ont été réalisées, malgré la pandémie de covid-19. Le projet a atteint les objectifs de sa première tranche. Mais, on ne peut pas se limiter à cette première tranche, parce que les détenus en détention préventive abusive sont encore à la Maison d’arrêt. C’est un autre souci ou un autre travail pour continuer à les identifier et à les assister sur le plan judiciaire, pour que les décisions de justice puissent être prises. Pour le message, je voudrais demander à la population de se prémunir de sa garantie judiciaire à toutes les étapes, mais lorsqu’on est en détention préventive, connaître la durée qui est de quatre mois, qui peut être prolongée de deux mois. S’il y a une préoccupation, de se référer au procureur de la République».

Martin
BALOUATA-MALEKA

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