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Académie suédoise : Le Prix Nobel de littérature 2020 attribué à l’Américaine Louise Glück

Académie suédoise : Le Prix Nobel de littérature 2020 attribué à l’Américaine Louise Glück

L’Académie suédoise a attribué le Prix Nobel de littérature 2020, jeudi 8 octobre dernier, lors d’une cérémonie à Stockholm, à la poétesse et essayiste américaine, Louise Glück (77 ans). Celle-ci est couronnée «pour sa voix poétique caractéristique qui, avec sa beauté austère rend l’existence individuelle universelle». Elle a été «rapidement reconnue comme l’un des poètes les plus importants de la littérature américaine contemporaine», a souligné l’Académie suédoise.

La gagnante de l’édition 2020 du Prix Nobel de Littérature, la plus prestigieuse distinction littéraire du monde, a vu le jour le 22 avril 1943, à New York. Louise Glück est l’aînée de deux filles d’un homme d’affaires juif hongrois émigré aux États-Unis. Elle a grandi à Long Island, dans l’État de New York. Divorcée deux fois, elle vit actuellement à Cambridge, dans le Massachusetts. Au-delà de son travail d’écrivain, l’auteure mène aussi une brillante carrière universitaire dans les plus prestigieuses institutions du pays. Elle est actuellement professeure d’anglais à l’Université de Yale.
L’œuvre de Louise Glück est fortement influencée par des poètes objectivistes comme Louis Zukofsky, George Oppen ou Charles Reznikoff. Ses écrits sont réputés pour leur intensité émotionnelle et leur recours régulier aux mythes, à l’histoire ou à la nature, donnant matière à une réflexion sur l’expérience personnelle et la vie moderne.
Louise est initiée par ses parents dès son plus jeune âge à la mythologie grecque et aux contes classiques. A l’âge de 25 ans, elle publie, en 1968, son premier recueil de poèmes, «Firstborn», suivi de plusieurs périodes marquées par un blocage d’écriture. Deux ans après avoir donné naissance à son fils Noah, en 1973, elle réussit sa percée littéraire avec «The House on Marshland».
Un autre événement tragique, l’incendie de sa maison dans le Vermont, provoquera l’écriture de son recueil de poèmes pour «Le triomphe d’Achille», publié en 1985, souvent décrit comme l’œuvre la plus pure et précise de son époque. Sa douleur après la perte de son père se retrouve dans «Ararat», paru en 1990, qui forgera sa réputation de poétesse de la beauté et de la tristesse et la fera entrer dans le petit cercle des poètes à la fois populaires et acclamés par la critique. Son recueil le plus connu est «The Wild Iris» (1992), dans lequel elle décrit le retour miraculeux de la vie après l’hiver, dans son poème «Snowdrops». En 1993, elle reçoit le Prix Pulitzer pour ce même ouvrage. Après les attaques terroristes du 11 septembre 2001, Glück publie, en 2004, «October», un poème en six parties, inspiré des mythes grecs anciens, pour surmonter le traumatisme de l’événement.
En 2006, elle sort «Averno», une interprétation visionnaire du mythe de la descente de Persephone aux enfers. En 2014, elle reçoit le «National Book Award» pour «Faithful and Virtuous Night», après que le prix lui a échappé à trois reprises. En 2017, elle publie «American Originality», un autre recueil de poèmes.
Peu connu en France et en Europe, Louise Glück, seizième femme lauréate du prix Nobel de littérature, a publié vingt recueils de poèmes et des essais sur la poésie. Souvent décrite comme une poétesse autobiographique ayant souffert et surmonté une anorexie nerveuse pendant son adolescence, Louise Glück a fait un lien entre la mort d’une sœur aînée, décédée avant sa naissance, et sa maladie. Le Prix Nobel de littérature lui ouvre grandes les portes de la renommée internationale.

Nana KABA

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L'horizon Africain, un journal d'information paraissant au Congo Brazzaville

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25 novembre 2020, 14: 21

L’editorial de la redaction

IL NE FAUT PAS PÉNALISER LES GÉNÉRATIONS FUTURES

On a hérité de la période de vaches grasses, quand les budgets de l’Etat étaient excédentaires grâce à la manne pétrolière (2004 à 2014), des habitudes qui, aujourd’hui où l’on gère les vaches maigres, risquent de pénaliser les générations futures, en raison des ardoises qu’accumule l’Etat chaque année. On pourrait alors se retrouver en porte à faux avec le principe de l’équité intergénérationelle.

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