L’A.p.i (Agence pour la promotion des investissements), structure sous tutelle du Ministère du développement industriel et de la promotion du secteur privé, a organisé, jeudi 24 mars 2022, à l’Hôtel Radisson Blu de Brazzaville, une conférence sur l’environnement et les opportunités d’investissement au Congo, dont l’objectif était de présenter la première édition du «Year book» 2021-2022, une compilation d’informations économiques fiables dans les secteurs clés de l’économie du pays destinés aux investisseurs nationaux et internationaux sur l’environnement et les opportunités d’investissement au Congo. La rencontre a débouché sur l’idée d’organiser, avant la fin de cette année, les états généraux sur le climat des affaires au Congo.Sous le patronage de Nicéphore Antoine Thomas Fylla Saint-Eudes, ministre du développement industriel et la promotion du secteur privé, la conférence sur l’environnement et les opportunités d’investissement au Congo s’est déroulée avec la participation de quelques membres du gouvernement, dont Emile Ouosso, ministre des zones économiques spéciales et de la diversification économique et Ludovic Ngatsé, ministre délégué au budget. Elle a regroupé les représentants des administrations publiques et du secteur privé et a permis de recueillir des suggestions pour l’amélioration de l’environnement des investissements.

Patricia Annick Mongo, directrice générale de l’Api.
Patricia Annick Mongo, directrice générale de l’Api.

«Malgré les difficultés économiques que connaît le pays, le gouvernement est toujours resté constant dans sa volonté d’arriver à l’approfondissement de la diversification économique, y compris par la facilitation des investisseurs privés, tant nationaux qu’étrangers, dans le but d’assurer, à terme, une croissance économique durable, inclusive et plus résiliente. De ce point de vue, l’Agence pour la promotion des investissements, sous tutelle, doit devenir de plus en plus la porte d’entrée de tout investisseur et de tout investissement au Congo», a déclaré le ministre Fylla Saint-Eudes, à l’ouverture de la conférence.
Après le mot d’ouverture du ministre Fylla Saint-Eudes, Mme Patricia Annick Mongo, directrice générale de l’Api, a présenté le rapport économique «Year book», d’un volume de 198 pages, dont la première édition a été élaborée par l’Api et ses partenaires. La directrice générale a souligné que «les investissements directs étrangers et domestiques ne peuvent prospérer que dans un environnement assaini. C’est pourquoi l’Api souhaite organiser, d’ici la fin de l’année, les états généraux sur le climat des affaires, au cours desquels chaque pan qui bloque la facilitation de faire des affaires sera identifié, discuté et des recommandations seront formulées, ainsi que des comités de suivi-évaluation seront mis en place».
Depuis les années 70, l’économie congolaise est fortement tributaire du secteur pétrolier qui contribue à plus de 55% au P.i.b (Produit intérieur brut) et à plus de 80% au budget de l’Etat. Mais, les chocs qui affectent le marché pétrolier mondial ont une répercussion directe sur la santé économique du pays. Face à cette situation, le gouvernement a, depuis quelques années, entrepris de travailler à la diversification de l’économie nationale, pour la sortir de la dépendance des revenus pétroliers, en développant des secteurs comme l’agriculture, le tourisme et l’industrie, afin de créer plus d’opportunités d’emplois et atteindre les objectifs de développement durable. Mais, pour cela, il faut assainir l’environnement des affaires, encourager les investissements et faciliter l’accès aux crédits bancaires.
Des communications données sur des thèmes comme l’«aperçu de l’écosystème de l’investissement au Congo», «la fiscalité attractive en République du Congo», ont été suivies des témoignages de quelques responsables d’entreprises. Les représentants des banques ont présenté leurs différents produits en faveur des entreprises. Il y a eu, également, des panels où les participants ont débattu de l’environnement des affaires, des approches à adopter pour une amélioration efficace et des politiques et projets sectoriels prioritaires. En tout cas, cette conférence est la preuve que sous l’impulsion du ministre Fylla Saint-Eudes, lui-même issu du secteur privé, le Congo peut créer un environnement plus attractif aux investissements que ce qu’on vit aujourd’hui.

M.B.M

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