L’A.e.p.c (Association des éditeurs de presse du Congo) a publié, lundi 30 mai 2022, une note de position sur la Rav (Redevance audiovisuelle), «cette seule source de financement des médias autorisée par la loi, qui est en voie d’être reformée par le gouvernement, pour l’élargir à toute la presse officiellement reconnue sur l’ensemble du territoire national», mais qui, selon elle, «est gérée, depuis sa création, dans une totale opacité». Signée de Jean Clotaire Hymboud, le secrétaire général de cette association qui regroupes les directeurs de publication des journaux de la place, cette note est un message fort qui leur rappelle que «la liberté de l’information est un combat de tous les jours».

L’A.e.p.c constate que, «malgré toutes les propositions judicieuses faites sur la Rav, lors des assises de la presse congolaise qui se sont tenues à Brazzaville en octobre 2018 et postérieurement, par les professionnels des médias et les associations de la société civile qui les accompagnent, des entraves empiètent encore une utilisation rationnelle des revenues de cette taxe. La première répartition de cette redevance, cette année, d’une centaine de millions de francs CFA, provenant de la contribution des citoyens pour améliorer la qualité des médias, en a été une illustration supplémentaire».
«Pour accroître la transparence dans le processus de la répartition de la Rav, l’Association des éditeurs de presse du Congo sollicite des pouvoirs publics, notamment du gouvernement «de diligenter l’installation de la Commission tripartite (Ministère de la communication et des médias, Conseil supérieur de la liberté de communication, Organisations de la société civile œuvrant dans le domaine des médias) chargée de reformuler les textes de la redevance audiovisuelle.
Du parlement elle demande d’user du contrôle parlementaire pour faire aboutir rapidement la réforme de la Rav. La note de position de l’A.e.p.c s’adresse également à l’inspection du contrôle d’Etat, pour une saisine sur cette répartition des fonds auprès des organes publics, pour en vérifier la sincérité et l’absence d’éventuelles malversations de l’argent des citoyens congolais. De la société civile, particulièrement de l’A.c.d.d.c (Association congolaise pour la défense des droits du consommateur), elle demande de dénoncer et de se rétracter de cette loi sur la redevance audiovisuelle, dans le cas où elle ne suivrait plus son ambition d’origine d’améliorer la qualité des médias congolais. Des professionnels des médias, une vigilance accrue pour veiller à l’aboutissement de la réforme de la Rav, pour améliorer la qualité de l’information offerte aux citoyens qui en payent le prix, dans tous les médias répondant aux conditions».
Par ailleurs, l’A.e.p.c «félicite les professionnels des médias pour les progrès accomplis, ces dernières années, qui ont conduit Reporters-sans-frontières à reconsidérer la position de la République du Congo, en la faisant passer de la 118ème place à la 93ème de son classement international sur la liberté de presse. Ces 25 places de gagner, certes encore modeste et qu’il nous faudrait encore améliorer, sont les résultats palpables de nos assises de la presse congolaise», a conclu la note.

Chrysostome
FOUCK ZONZEKA

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