8ème édition du C.a.p.e (Congrès et exposition du pétrole africain),   à Luanda (Angola)

Les Africains invités à accroître leurs investissements dans les hydrocarbures

Face aux conséquences de la guerre en Ukraine et aux enjeux de la transition énergétique mondiale, les ministres en charge des hydrocarbures des pays africains producteurs de pétrole était en concertation à Luanda, la capitale de l’Angola, pour arrêter de nouvelles stratégies de développement du secteur du pétrole et du gaz. C’était à l’occasion de la huitième édition du C.a.p.e (Congrès et exposition du pétrole africain), qui s’est déroulée du 16 au 19 mai 2022, et dont la cérémonie d’ouverture était sous le patronage du Président angolais, Joao Lourenço. Bruno Jean-Richard Itoua, ministre congolais des hydrocarbures et président de la conférence ministérielle de l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) y a participé.

Le Président angolais, Joao Lourenço, prononçant l'allocution d'ouverture.
Le Président angolais, Joao Lourenço, prononçant l’allocution d’ouverture.

Organisée par l’Appo (Organisation des producteurs de pétrole africains), du gouvernement angolais et Ametrade, la 8ème édition du C.a.p.e était placée sous le thème: «La transition énergétique et l’avenir de l’industrie pétrolière et gazière en Afrique: opportunités, défis et développement». Cette rencontre visait à créer de la valeur ajoutée dans le secteur pétrolier en Afrique, exploiter et valoriser de nouveaux horizons. Ce faisant, les pays producteurs et exportateurs de pétrole africains ont été invités à accroître leurs investissements dans le secteur pétrolier et gazier, ainsi que dans la transition énergétique.

Vue partielle des participants à l'ouverture du congrès.
Vue partielle des participants à l’ouverture du congrès.

Une table-ronde sur le contenu local en Afrique, une réunion des directeurs généraux des compagnies pétrolières nationales et des rencontres «B to B» étaient au menu de cette grand-messe du pétrole africain qui a connu la participation des ministres des hydrocarbures africains, des experts nationaux, régionaux et internationaux de l’industrie de l’énergie, du pétrole et du gaz. Ceux-ci ont réfléchi sur les orientations et les politiques adoptées par les pays africains dans ce secteur. Ils ont, également, discuté des défis et des opportunités de la transition énergétique et de l’avenir de l’industrie du pétrole et du gaz en Afrique.

Pendant la cérémonie d'ouverture.
Pendant la cérémonie d’ouverture.

Le ministre Bruno Jean-Richard Itoua a présenté la vision du Congo et de l’Opep. «Les données scientifiques indiquent clairement que toutes les formes d’énergie seront nécessaires pour soutenir la reprise post-pandémie d’une manière durable. Les énergies renouvelables, en particulier celles qui concernent le solaire, l’éolien et la géothermie devraient voir leur part augmenter, oui. Mais à l’orée de 2045, elles ne représenteront que 10% des ressources. Dans cette dynamique, le gaz jouera un rôle crucial pendant cette transition. Le pétrole aussi devrait conserver une grande part du mix énergétique pour la période allant de 2020 à 2045. Il représentera un peu plus de 25% de ce mix, à l’horizon 2045, si nous voulons être capables de faire face à la demande… Les pays membres de l’Opep et de l’Appo affirment que les industries pétrolières et gazières ont beaucoup à offrir dans la transition énergétique, y compris en matière de technologies et d’innovations les plus avancées qui peuvent être exploitées pour promouvoir un avenir énergétique et cela est possible, y compris avec le pétrole et le gaz à faible émission de carbone», a-t-il affirmé.

Photo de famille des ministres autour du Président angolais.
Photo de famille des ministres autour du Président angolais.

Signalons qu’en marge de cette rencontre, le ministre congolais des hydrocarbures a échangé avec ses homologues de la RD Congo, Didier Budimbu Ntubuanga, et de la Guinée Equatoriale, Gabriel Mbaga Obiang Lima. Le partage des vues sur les perspectives de l’industries pétrolière en Afrique, mais aussi et surtout, le lancement imminent du Bassin continental étaient au centre de leurs entretiens.

Par ailleurs, avant la cérémonie d’ouverture du congrès, Bruno Jean-Richard Itoua a présidé la 42ème session du conseil des ministres des pays membres de l’Appo. A cette occasion, il a annoncé la tenue, à Brazzaville, courant le quatrième trimestre de cette année, du premier sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de cette organisation.

Nana KABA

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