15 août 1960 – 15 août 2022, la République du Congo célèbre ses 62 ans d’indépendance. Une indépendance octroyée par l’ancienne puissance colonisatrice qu’était alors la République Française. C’est aussi par sa volonté de conquête que le territoire du Congo était devenu colonie française, après la ratification, le 30 novembre 1882, par le parlement français, du traité d’amitié, signé en 1880, entre l’explorateur français d’origine italienne, Pierre Savorgnan De Brazza, lors de sa deuxième expédition, et le Makoko Illoy 1er, pour «placer son royaume sous la protection de la France».
Le roi téké ne savait pas que, par ce traité pompeusement appelé «traité d’amitié», il s’était placé sous la domination implacable d’un empire colonial qui a duré quatre siècles, du 16ème au 20ème siècles. En effet, la concession qu’il avait accordée à la mission de De Brazza de créer un établissement français sur la rive droite du Fleuve Congo, à l’endroit appelé Nkuna, où se développera plus tard la ville de Brazzaville, d’abord capitale de l’A.e.f (Afrique équatoriale française), avant de devenir capitale de la République du Congo, sera le point de départ d’une histoire coloniale qui va durer 78 ans.
Si lui, De Brazza, était venu pacifiquement, avec un élan humaniste, la gouvernance coloniale française, sous la 3ème République, basée selon la vision de Jules Ferry, «les pays riches ont la mission de civiliser les races inférieures», fera preuve de brutalité, de violences, de travail corvéable, d’exploitation et d’humiliations qui créeront les conditions de la conquête des indépendances par les peuples soumis.
L’indépendance nous a été octroyée, en 1960, grâce au contexte de l’époque. Certains disent que c’est une indépendance nominale, qu’il faut nécessairement compléter par une assise économique solide et viable, pour garantir la jouissance intégrale de cette indépendance. Le Président Denis Sassou-Nguesso l’a dit: «Un peuple qui ne produit pas ce qu’il consomme n’est pas un peuple libre». Mais, en cela, il faut que le patriotisme et le civisme deviennent des cultures largement partagées par tous. Autrement, la domination de l’égo continuera d’être un grand frein au développement national. Car, pour développer, il faut aimer: aimer son pays; aimer ses compatriotes. Bonne fête de l’indépendance à tous!

L’HORIZON AFRICAIN

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