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60ème anniversaire de l’indépendance du Congo : Une célébration modeste, limitée à une prise d’armes pour cause de pandémie

60ème anniversaire de l’indépendance du Congo : Une célébration modeste, limitée à une prise d’armes pour cause de pandémie

Placé sous le haut patronage du Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, la célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance du Congo, le samedi 15 août 2020, a été limitée à une allocution du Premier ministre chef du gouvernement, Clément Mouamba, et une prise d’armes à l’esplanade du Palais des congrès, à Brazzaville, en raison de la pandémie de covid-19. Cette cérémonie, placée sous le thème «Dans un élan patriotique, consolidons notre souveraineté», était précédée, la veille, par le message à la Nation du Chef de l’Etat (voir page 2)

C’est donc par une cérémonie militaire de prise d’armes que le 60ème anniversaire de l’indépendance a été célébré à Brazzaville. Dans son message à la Nation, le Président de la République a expliqué ces circonstances exceptionnelles. «Nous avions décidé d’une célébration solennelle de cet événement, en dépit des difficultés économiques et financières du moment. Cette volonté d’honorer notre histoire a été malheureusement contrariée par la grave crise sanitaire générée par la pandémie de covid-19 qui, déstabilisant la planète entière, n’a pas épargné le Congo», a-t-il dit.
Et donc, pas de public à la cérémonie de prise d’armes, en dehors de quelques officiels. Reçu par le chef d’Etat-major général des Fac (Forces armées congolaises), le général de division Guy-Blanchard Okoï, le Président de la République, Chef suprême des armées, Denis Sassou-Nguesso, a par la suite passé en revue les troupes d’honneur et celles de la garnison de Brazzaville, placées sous le commandement du général de brigade Jean-Baptiste Tchicaya, avant de prendre place à la tribune d’honneur où l’attendaient l’ensemble des corps constitués nationaux, les ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques accrédités en République du Congo. Le tout, sous les 21 coups de canons, symboles de la victoire.
Après la revue des troupes, exercice qui a permis à Denis Sassou-Nguesso de se rendre compte de la bonne tenue des drapeaux et étendards, l’assistance a eu droit à une évocation faite par le Premier ministre Clément Mouamba.
Le chef du gouvernement a, entre autres, jeté un regard rétrospectif sur le passé colonial du continent africain qui selon lui, «a été dépecé et saucissonné, selon les rapports de force des acteurs de l’époque, en min-morceaux, comme du bon gibier aux noces de Cana», à la Conférence de Berlin, en 1880. C’était le sort entre autres territoires africains du Moyen-Congo, devenu indépendant en 1960. «60 ans après, cette âge de la maturité nous commande de gagner de nouvelles conquêtes dans un monde en mouvement, voir en ébullition de toutes sortes qui n’a pas fini de nous étonner et renouveler de nouveaux défis. Oui notre indépendance politique acquise reste une condition nécessaire mais pas suffisante. Car le Congo a compris qu’il doit éviter le piège du sous-développement», a déclaré Clément Mouamba.
Aussi pense-t-il que malgré l’indépendance politique acquise par le Congo, beaucoup reste encore à faire, notamment en ce qui concerne le développement du pays, incarné actuellement par le programme de société du Président de la République. «La marche vers le développement, allons plus loin ensemble, nous indique le chemin à suivre. Il demeure une réponse conséquente et ardue pour affronter, la tête haute, les défis des temps présents, avec grande détermination, dignité et responsabilité à toute épreuve», a-t-il souligné.
Pour bâtir un pays plus prospère, Clément Mouamba appelle les Congolais à redoubler d’efforts pour préserver l’unité nationale, la paix et la sécurité du pays. Il s’agit aussi de fournir des efforts d’imagination et d’organisation dans les domaines qui comptent, notamment «l’éducation professionnelle, l’accès aux nouvelles technologies, la transformation qualitative des rapports sociaux, l’amélioration des conditions de vie des populations, la lutte contre les antivaleurs, la modernisation des villes et des campagnes, grâce à la décentralisation». Signalons que l’édition 2020 de la fête de l’indépendance, célébrée dans des conditions particulières, n’a duré environ que 45 minutes. Les Congolais, quant à eux, étaient chez eux, dans un contexte où la vie quotidienne est devenue un véritable parcours du combattant, la crise sanitaire ayant aggravé la crise sociale, économique et financière.

Hervé EKIRONO

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25 octobre 2020, 00: 57

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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