La 5ème édition de la Relico (Rentrée littéraire du Congo) s’est tenue du 7 au 9 octobre 2021, à la librairie Les Manguiers du journal «Les Dépêches de Brazzaville», situé au centre-ville, sous le thème: «Littérature, citoyenneté et responsabilité». La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous le patronage de Florent Sogni Zaou, président de l’association Pen centre Congo. C’était en présence de Mme Lydie Pongault, conseillère du Président de la République, cheffe du Département culture, arts et tourisme, Henri Djombo, président de l’Uneac (Union nationale des écrivains et artistes congolais). Elle a été marquée par une causerie inaugurale animée par le Professeur André Patient Bokiba, de l’Université Marien Ngouabi.

Ayant pour maître de cérémonie Delphin Roger Kibakidi, la 5ème édition de la Relico a, une de fois de plus, réuni les écrivains autour d’un thème sensible, à savoir: «Littérature, citoyenneté et responsabilité». C’est comme si les écrivains n’étaient pas responsables. Bien au contraire, ils le sont, parce que ce «qu’ils écrivent, ils le trouvent dans la société», a déclaré le Prof André Patient Bokiba.
Dans sa causerie inaugurale, ce dernier a relevé un fait: les conditions socio-historiques qui interpellent la conscience de l’écrivain, parce que ces conditions lui procurent une notoriété.
Pour sa part, Florent Sogni Zaou a déclaré que «la rentrée littéraire est, selon le dictionnaire, une expression qui, en France et en Belgique francophone, désigne une période commerciale concentrant un grand nombre de parutions de nouveaux livres (tous genres confondus) et qui a lieu chaque année entre fin août et début novembre. En nous retrouvant ainsi, je réalise le sens que nous donnons à la lecture et conséquemment au livre qui est un pan de notre activité. Retenons, chers amis, que la lecture est un puissant vecteur d’émancipation. C’est, également, par le livre et la lecture que s’affirme l’identité».
Avant de suivre les tables-rondes, les participants ont assisté à la remise des prix. Ainsi, le Grand-Prix de littérature Jean Malonga, version création, a été décerné au général Benoît Moundélé-Ngollo; version création extérieure à l’écrivain Dominique Douma du Gabon. Ahmed Mahmoudi, président directeur général de la société Océana, a reçu le Grand-Prix littéraire Jean Malonga pour le mécénat.
La première table-ronde a porté sur le sous-thème: «Ecrire le roman, à quelle fin?».
Alphonse Chardin Kalla, qui en était le modérateur, a échangé avec les écrivains Matondo Kubu Turé et Henri Djombo. Ceux-ci ont affirmé qu’ils écrivent pour exister et c’est l’écriture qui est allée vers eux. Cela est plus fort qu’eux. La littérature a une fonction didactique, ont-ils conclu.
Les tables-rondes se sont poursuivies avec les sous-thèmes: «Essai littéraire, un autre parcours du temps». Dans les échanges, les écrivains ont dégagé la complexité de la littérature, en ce que l’écrivain donne un sens à ses écrits et le lecteur en donne un autre.
«La poésie, comme un monde à refaire», «la diversité du Bassin du Congo» et «Mfumu, toujours présent dans nos pensées». Tous ces sous-thèmes ont créé une dynamique au sein de la société des écrivains congolais.
Parlons de Mfumu Fylla, journaliste-écrivain, le Professeur Grégoire Lefouoba a souligné que «Mfumu avait une connaissance encyclopédique» et il ne peut pas comprendre qu’il soit oublié facilement sur le plan intellectuel, parce qu’il a beaucoup fait.
Dans son mot de clôture, Florent Sogni Zaou a remercié les participants et a donné les statistiques de fréquentation qui s’élèvent à 267 personnes. «Ce qui signifie que le livre nous accompagne» et le rendez-vous est pris pour la 6ème édition.

Chrysostome
FOUCK ZONZEKA

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