La cinquième édition de la Foire aux plants a officiellement fermé ses portes, mardi 30 novembre 2021, lors d’une cérémonie qui s’est déroulée dans l’enceinte du Ministère de l’économie forestière, à Brazzaville, sous le patronage de la ministre Rosalie Matondo, en présence des cadres de son département ministériel. Mais, Pour des raisons de retard des pluies dans le Niari, la foire de Dolisie reste ouverte jusqu’au 31 décembre. Le bilan de la cinquième édition sur les quatre sites où elle s’est tenue, à savoir: Pointe-Noire, Dolisie, Kinkala et Oyo, est très satisfaisant, puisque qu’il est en hausse de 62,33% par rapport à l’édition passée. Dans cet élan, la ministre Matondo a annoncé que la prochaine édition se tiendra dans tous les chefs-lieux de département.

Le bilan de 60 jours d’exposition-vente de la Foire aux plants a été présenté par le Dr ingénieur François Mankessi, superviseur des opérations techniques, coordonnateur du Pronar (Programme national d’afforestation et du reboisement).
De divers plants et produits forestiers non-ligneux, des visites guidées au profit des élèves et étudiants ainsi que des démonstrations des techniques de production de plants ont été au rendez-vous durant la foire. Celle-ci a réuni, au total, pour tous les sites, 48 horticulteurs locaux spécialisés dans la gestion des pépinières de production de plants forestiers, fruitiers, médicinaux et ornementaux, ainsi que des produits forestiers non-ligneux.
Brazzaville en a compté 17, Pointe-Noire 14, Dolisie 8, Kinkala 7 et Oyo 2.
Les statistiques rapportent que les cinq sites ont accueilli 14.332 visiteurs, dont 8.500 à Brazzaville, 5.169 à Pointe-Noire, 316 à Oyo, 197 à Dolisie et 150 à Kinkala. En moyenne, la foire a reçu 286,64 visiteurs par jour, soit une croissance de 63,79% par rapport à la précédente édition.
27.626 plants ont été vendus. Ce chiffre est en hausse de 62,33% par rapport à l’édition passée.
Parmi les plants achetés, les espèces fruitières ont occupé un pourcentage de 78,71%, suivies des espèces forestières avec 17,20%, des espèces ornementales 1,94%, médicinales 0,83% et potagères 0,52%.
Selon François Mankessi, «la préférence des fruitiers pour les Congolais n’a pas changé. Le meilleur fruit pour les acheteurs demeure le safoutier, même si, en termes du nombre de plants fruitiers vendus par espèces, il est resté derrière le bananier, avec un pourcentage de vente de 13,22%. Le bananier a enregistré 31,22%, l’oranger 10,34%, l’avocatier 9,74% et le citronnier 4,55%».
La valeur globale de la vente réalisée a été estimée à 40.868.757 francs Cfa. Les plus gros chiffres ont été obtenus dans les deux grands centres urbains.
Au regard de ces statistiques, François Mankessi a souligné que «les pas de la foire aux plants sont bien rythmés et progressifs. Alors, poursuivons la marche. Une marche qui nécessite à ce stade un sponsoring de qualité pour permettre à nos horticulteurs d’être plus professionnels et compétitifs. Une marche qui s’ouvre aux chercheurs, douaniers, transporteurs, aux petites et moyennes entreprises pour soutenir l’économie verte et la diversification de l’économie prônée».
Au nom de l’ensemble des pépiniéristes, un des exposants, Chris Nkouka, a remercié la ministre de l’économie forestière pour avoir donné de l’intérêt à leur métier qui commence à avoir de l’éclat, alors qu’il était peu connu par le passé.
Pour sa part, la ministre Rosalie Matondo a encouragé les pépiniéristes à maintenir le cap et à collaborer avec les ministères disposés à accompagner le développement de leur métier. Elle a souhaité que la vente des plants de qualité devienne permanente.

Martin
BALOUATA-MALEKA