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5ème congrès ordinaire du P.c.t (Parti congolais du travail) : Pierre Moussa a succédé à Pierre Ngolo comme secrétaire général

5ème congrès ordinaire du P.c.t (Parti congolais du travail) : Pierre Moussa a succédé à Pierre Ngolo comme secrétaire général

Le 5ème congrès ordinaire du P.c.t (Parti congolais du travail) appartient désormais au passé. Il a tranché les luttes de positionnement qui empoisonnait la vie de ce parti. De nouvelles instances bien gonflées ont été mises en place, notamment un comité central de 750 membres, un bureau politique de 75 membres et un secrétariat permanent de 15 membres.

L’élection du secrétaire général s’est résumé au choix de Pierre Moussa (78 ans), ancien ministre et ancien président de la commission de la Cemac (Communauté économique des Etats d’Afrique centrale), pour trancher la rivalité qui opposait le député Denis Christel Sassou-Nguesso, à l’ancien secrétaire général, Pierre Ngolo, président du sénat. Le poste de secrétaire général adjoint ayant été supprimé pour ne pas lui faire probablement de l’ombre.

Le P.c.t a tenu un grand congrès tel qu’aucun autre parti ne peut le faire au Congo. En dehors des organisateurs, personne ne saura l’addition de cette rencontre politique qui a réuni 2588 congressistes pour la plupart venus de l’intérieur du pays et pris en charge par le parti. Avant cela, il faut rappeler que les fédérations départementales avaient tenu leurs congrès fédéraux, pour entre autres désigner leurs délégués au congrès national qui a pris l’allure d’un événement d’Etat, logé au Centre des conférences internationales de Kintélé, tant l’essentiel du gratin des membres gouvernementaux et parlementaires y participait.
Au-delà des pompes qui couvrent le cérémonial bien calé et de l’applaudimètre bien réglé, l’enjeu était de savoir quel courant allait triompher dans la prise de contrôle du parti, parmi ceux qui se sont livrés une guéguerre impitoyable à travers les réseaux sociaux. Derrière le député Denis Christel Sassou-Nguesso, une partie de la jeunesse ayant bousculé les codes attendait de monter en première ligne. Au final, on a eu la démonstration qu’il n’y a qu’un seul coq dans la basse-cour. Le Président Denis Sassou-Nguesso, désigné candidat au prochain scrutin présidentiel, a remis de l’ordre dans les rangs de son parti qui a donné l’impression d’avoir retrouvé sa cohésion au sortir de ce congrès monstre, qui marquait aussi les 50 ans de sa création par le Président Marien Ngouabi. Exerçant de tout son poids politique le leadership que personne ne lui conteste, Denis Sassou-Nguesso a tranché en propulsant au poste stratégique de secrétaire général, un militant de la première heure, Pierre Moussa, qui ne rêvait sans doute pas de retrouver, à son âge, un tel poste de direction, même s’il fut longtemps cité comme probable successeur de Pierre Ngolo, à qui les rivaux reprochaient le cumul des fonctions, pour avoir sa tête.
La récréation fut longue. Maintenant, c’est le règne de la discipline. Aucun son discordant n’a osé créer la cacophonie. C’est un P.c.t des grands jours qui se prépare à conquérir un nouveau mandat à la tête du pays, avec l’appui de ses alliés qui lui ont bien témoigné leur fidélité, pendant le congrès, à travers les messages livrés par certains partis de la Majorité présidentielle.
«Le P.c.t est le plus grand parti politique du Congo. Depuis que je suis au P.c.t, je n’ai jamais vu un congrès qui a réuni près de 2.600 participants. Même pendant le monopartisme, on n’a jamais vécu ce que nous avons vu à ce 5ème congrès. Cela revient à dire que les gens aiment le P.c.t», a déclaré Pierre Moussa, le nouveau secrétaire général, lors de la commémoration des 50 ans de ce parti. Reste maintenant à en convaincre le souverain primaire.

Narcisse MAVOUNGOU

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25 octobre 2020, 00: 47

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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