Le Comité central du P.c.t (Parti congolais du travail) a tenu sa 3ème session du 29 au 30 décembre 2021, dans la salle des congrès du Palais des congrès de Brazzaville, sous la direction du secrétaire général Pierre Moussa. A l’ouverture de cette session, celui-ci a rendu hommage «aux vaillants et valeureux camarades membres du parti, décédés en 2021» et a «évoqué l’éclatante victoire du camarade Denis Sassou-Nguesso à l’élection présidentielle du 21 mars 2021». Puis, il «a exhorté le Comité central à affermir son engagement et sa détermination à poursuivre, avec le camarade Président, la marche vers le développement du Congo». Cette session était aussi un moment fort pour lancer le processus d’investiture des candidats du parti aux élections législatives et locales de juillet prochain.

Dans son discours d’ouverture, Pierre Moussa a insisté sur «l’ordre et la discipline qui doivent régner tout au long de ce processus d’investiture et au-delà». Parlant des élections de 2022, «celles-ci devront permettre au parti de consolider ses acquis électoraux, en vue de conforter la majorité nécessaire à l’opérationnalisation, sans entrave, du projet de société du camarade Président Denis Sassou-Nguesso», a-t-il affirmé.
Pour lui, ce processus de choix des candidats du parti doit se faire «avec rigueur et responsabilité», afin d’avoir «des candidats crédibles».
Pierre Moussa a rappelé aux membres du Comité central «le rôle aiguillon de l’action publique qui incombe au parti et a insisté sur l’intérêt des groupes thématiques du Comité central».
Il a invité «chaque membre à s’y inscrire, afin de participer à la production d’idées au bénéfice du parti et du pays».
Signalons qu’à l’intérieur du P.c.t, certains camarades pensent qu’il faut faire prévaloir l’alternance. Les élus ayant déjà effectué plus de deux mandats devraient laisser la place aux nouveaux. Etant donné que c’est dans la discipline que doit se dérouler le processus d’investiture des candidats, Pierre Moussa a-t-il convaincu le courant qui s’oppose au troisième mandat de certains élus? Au-delà, la question de la majorité est-elle déjà abordée pour permettre aux partis alliés de pouvoir faire leurs choix, sans avoir à affronter leurs alliés? Avec ces échéances électorales, va-t-on de nouveau assister à l’hégémonie électorale du P.c.t qui veut se tailler la part du lion? Autant de questions qui sous-tendent le choix des candidats.
Au cours de ses travaux, le Comité central a comblé la vacance des postes constatée au Bureau politique suite aux décès de certains camarades. Désormais, le maire de la ville de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba, la ministre Jacqueline Lydia Mikolo, et la députée Marie-Jeanne Kouloumbou ont été promus au Bureau politique. Un communiqué final, lu par Parfait Iloki, porte-parole du parti, a été adopté, tout comme la motion de soutien au Président de la République, lue par Nathalie Kaky, et la motion de confiance au secrétaire général Pierre Moussa, lue par Cynthia Rosette Kongo Ntondele.
Dans son mot de clôture, Pierre Moussa «a rappelé le défi majeur de la victoire aux élections législatives et locales que le parti doit absolument relever en 2022». Pour cela, il a interpellé «les membres du Comité central, l’ensemble des membres du parti et de ses unions catégorielles sur l’impérieuse nécessité de cultiver l’ordre, l’unité, la cohésion et la discipline comme clés de succès du parti aux futures batailles électorales».
Le 31 décembre, le P.c.t a célébré le 52ème anniversaire de sa fondation et le 83ème anniversaire de la naissance de son président-fondateur, le commandant Marien Ngouabi, décédé le 18 mars 1977.

Chrysostome
FOUCK ZONZEKA

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