A l’initiative de l’Association panafricaine des écrivains, Pawa (Panafrican writers association), la journée internationale de l’écrivain africain est célébrée le 7 novembre de chaque année, depuis 1992. Au Congo, la 29ème édition de cet événement a eu lieu le 27 novembre dernier à l’amphithéâtre Trois martyrs de la Base aérienne de Pointe-Noire. Organisée par la Direction départementale du livre et de la lecture publique, la cérémonie était placée sous le thème «Les lettres africaines face à l’épreuve du livre numérique: enjeux et perspectives». Elle a mis à l’honneur l’écrivaine-colonel des F.a.c (Forces armées congolaises), Aline Olga Lonzaniabeka, pour ses deux essais parus aux Editions Hémar et qui ont été présentés et dédicacés.

L’acte 29 de la Journée internationale de l’écrivain africain s’est déroulée à Pointe-Noire sous le patronage du commandant de la Zone militaire de défense n°1, le général de brigade Jean Ollesongo Ondaye. C’était en présence, entre autres, du directeur départemental du livre et de la lecture publique, Alphonse Chardin Nkala, et de plusieurs écrivains.
A cette occasion, les deux ouvrages d’Aline Olga Lonzaniabeka, ont été présentés. Il s’agit de «La femme congolaise et la défense de la Nation» (144 pages, publié en 2018), préfacé par le général Norbert Dabira, et de «L’intégration des femmes dans la dynamique des institutions militaires», (222 pages sorti en 2021), dont la préface porte l’estampille de Mme Antoinette Sassou-Nguesso, l’épouse du Chef de l’Etat congolais et présidente de la F.c.a (Fondation Congo assistance).
La critique des deux ouvrages a été assurée, tour-à-tour, par Paul Elton Marcel Mouteho et Athanase Moussoundi. Ceux-ci ont loué les mérites de l’écrivaine qui, à travers sa plume, met en lumière le soldat, fait un plaidoyer pour l’intégration des femmes dans les institutions militaires.
Pour Alphonse Chardin Nkala, la Journée internationale de l’écrivain africain est une occasion de faire l’éloge de l’écriture et la réalité, rendre hommage à l’engagement des hommes de plume pour la liberté des peuples. «Cette journée doit être l’occasion, pour les écrivains africains, de regarder leur histoire en face, afin de voir plus clair dans leur identité, leur rôle et leur mission», a-t-il soutenu.
Le général de brigade Jean Ollessongo a, pour sa part, félicité l’écrivaine-colonel et souhaité que d’autres femmes lui emboîtent le pas. «Elle a ouvert une large fenêtre et à ses collègues femmes de suivre son exemple, car l’écriture est un langage», a-t-il affirmé.
Pour la petite histoire, Aline Olga Lonzaniabeka est officier d’administration, experte en stratégie de défense et conflits armés, présidente du Forum des éducatrices africaines (Fawe), une organisation non-gouvernementale panafricaine fondée en 1992 par cinq femmes ministres de l’éducation dans le but de promouvoir l’éducation des filles et des femmes en Afrique subsaharienne, conformément à l’éducation pour tous. En avril 2021, à Brazzaville, elle a été parmi les lauréats reçu du Prix du mérite et du modèle social décerné par le Programme d’actions pour un véritable changement en Afrique (Pavca), lancé le 13 novembre 2020 par l’Association jeunes leaders congolais (A.j.l.c) aux destinées de laquelle préside Marcellin Mounzéo-Ngoyo.

Nana KABA