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14 mars 2009 – 14 mars 2022, il y a 13 ans, disparaissait Mme Edith Lucie Bongo Ondimba : Témoignage de l’ancien Ministre de la communication et ancien Ministre des zones économiques spéciales, M. Alain Akouala Atipault

Lorsque nous préparions, en 2010, la visite d’État du Président Denis Sassou Nguesso à Singapour, en Malaisie, nous avions dans la présentation du parcours et de l’environnement de vie du Président Denis Sassou Nguesso, évoqué le rôle, la place et l’importance de feue Mme Edith Lucie Bongo Ondimba pour son père et pour notre pays. Les autorités singapouriennes, à travers le Ministère des affaires étrangères, avaient décidé d’octroyer son nom à une nouvelle espèce de fleurs orchidées. Ainsi, depuis 2011, une orchidée porte son nom pour l’éternité. Elle se dénomme: «Edith Lucie Arantha Bitam». Ce qui, en langue malais, veut dire: «Une étoile dans l’univers».

Après ma nomination au Gouvernement, en 2002, Mme Edith Lucie Bongo Ondimba m’a énormément coaché dans mes interventions face aux opposants qui, pour la plupart, étaient de la génération du Président de la République. Des hommes que j’admirais, lorsque j’étais adolescent. L’expérience de cette grande dame m’a permis, tout en les respectant, de les regarder à hauteur d’homme, pour défendre les positions du Gouvernement.

Alain Akouala Atipault.
Alain Akouala Atipault.

Je peux vous rassurer qu’elle a contribué à l’élaboration de la trame du discours que j’avais lu lors de l’inauguration, le 5 février 2009, du Centre National de Radio et de Télévision de Kombo (CNRTV). Elle avait estimé qu’il fallait faire de cette cérémonie, un moment de lancement de la campagne de l’élection présidentielle (qui se tint le 12 juillet 2009) du futur candidat, Denis Sassou Nguesso. Il lui arrivait de m’appeler, pour que je lui lise certains passages de ce discours.

C’était un leader et une femme politique qui avait le souci de l’avenir du Congo, du Gabon et de l’Afrique en général. Dans nos discussions, elle sentait l’émergence de l’Asie. Elle était très admiratrice des systèmes de santé et d’éducation cubains. Elle avait un immense respect pour Ernesto Che Guevara. Il lui arrivait aussi de me parler de ses échanges avec Thomas Sankara, regrettant la fougue de ce Président qui aurait pu être un grand leader pour l’Afrique, s’il avait fait preuve de moins de romantisme révolutionnaire pour plus de pragmatisme révolutionnaire. L’un n’empêchait pas l’autre.

Madame Bongo était un être exceptionnel, comme il nous est rarement donné d’en rencontrer au cours d’une vie.

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